L’exposition consacrée à Garouste retrace les dix dernières années de travail du peintre. Près de 80 œuvres (peintures, sculptures et dessins) y sont exposées. C’est une claque, une vraie rouste… Dire que l’artiste est prolifique est une litote. Dire qu’il est fascinant en est une autre. Ses tableaux, souvent de très grands formats, sont empreints de mysticisme mais aussi d’humour. Ils sont tout à la fois énigmatiques et limpides. Ici un sourire engageant, là une main qui, dans un effet de perspective outrancier, semble nous inviter à entrer dans le tableau.

Wagner, Méphistophélès et l’Homonculus-2013

Garouste ne se ménage pas, pourtant. Sa tête, son corps, il les malmène à l’extrême. Il se plie littéralement en quatre, se démembre, se contorsionne, s’assemble et se désassemble dans une quête qui tient à la fois de l’autodérision et d’une recherche intérieure intense. 

Tour de passe-passe-2002

Bacon en plus soft, Chagall en plus figuratif. Ou quelque chose comme ça… Garouste est difficile à définir. D’ailleurs, l’originalité de son œuvre tient au fait qu’il est inclassable. Je vous l’avais dit, Garouste est un drôle d’oiseau.

Le pacte-2011