La première fois que je suis tombée sur ce peintre, c’était dans une librairie. Le nom « Garouste » m’a interpelée. J’ai pensé à un pseudonyme choisi pour sa sonorité en  « rouste » qui évoque le nom d’un drôle d’oiseau ou celui d’un cancre au fond de la classe… Puis, à la vue des reproductions couleurs de ses tableaux, j’ai été immédiatement captivée. Je découvrais que non seulement ce peintre s’appelait vraiment Garouste, Gérard de son prénom, mais qu’en plus il était sans doute l’un des plus grands artistes français contemporains. Mais, découvrir les peintures de Garouste dans un livre est une chose, les voir en vrai en est une autre… Et voilà que bien des années plus tard, mes pas m’ont menée en ce très chaud mois d’août 2015, à l’exposition « En chemin » qui lui est consacrée à la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence. Voilà plus de 20 ans que je n’étais pas retournée à la Fondation Maeght. Je me souvenais bien du bâtiment un peu sixties, des belles espaces d’exposition ouverts sur de grandes baies vitrées qui donnent sur les jardins… moins du ticket d’entrée à 15 euros (mais c’était en francs à l’époque). Étonnamment, pour 5 euros de plus, il est permis de prendre des photos. Je n’ai pas payé cette redevance et j’ai fait deux photos, à l’extérieur… Que me serait-il arrivé si j’avais été prise sur le fait ?

Le masque de chien- 2002