Et c’est un peu affectée par tant d’images fortes, que je débouche sur une étonnante bibliothèque “virtuelle“, une installation de Frédéric Post. L’espace est occupé par des reproductions photographiques de rayonnages de livres ayant un rapport avec les substances psychotropes, du traité de pharmacie au roman de série noire… Les ouvrages appartiennent à la collection d’un riche homme d’affaires Santo Domingo Braga Jr. qui a rassemblé plus de 25 000 ouvrages du XVIe siècle jusqu’à nos jours traitant de la marginalité et des drogues.

Je me souviens au début de l’exposition du Listing d’Isabelle Le Minh qui énumère les œuvres d’artistes réalisés avec des objets ou des substances liés aux drogues, une catégorie à part dans sa tentative de recensement des artistes contemporains. Juste avant la bibliothèque, dans la salle précédente, un objet métallique qui ressemble au cadre d’un lit est accroché au mur. Sur chacun des ressorts Jean-Baptiste Audat a enroulé un extrait du journal Le Monde qui a un rapport avec la drogue, on peut lire le mot crack juste à côté de la photographie d’un cycliste accusé de dopage, par exemple. Un matelas médiatique en quelque sorte qui dit combien ces substances sont présentes dans nos vies.

Une tentation de l’énumération qui montre que ces artistes essaient de faire le tour de la question tout en exprimant  l'impossibilité d'une exhaustivité, tant le sujet est vaste.

Après une pause humoristique avec les œuvres qui traitent des méfaits de l’alcool, exposées autour du patio central, on replonge…

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